L'essentiel
- Trois réponses possibles de l'assureur : surprime, exclusion ou refus d'une garantie.
- La convention AERAS concerne les risques de santé, pas les risques professionnels.
- Certains assureurs individuels couvrent les métiers exposés sans exclusion, moyennant une surprime.
- Le métier déclaré doit être exact : une fausse déclaration peut faire refuser l'indemnisation.
Les métiers que les assureurs regardent de près
| Famille de métiers | Exemples | Le point sensible |
|---|---|---|
| Montagne | Guide, moniteur de ski, pisteur, cordiste | Accidents en altitude, travail saisonnier |
| Aérien | Pilote, personnel navigant | Exclusion des accidents en vol, perte de licence |
| Mer | Marin pêcheur, plongeur professionnel | Accidents en mer, plongée |
| Bâtiment et industrie | Couvreur, échafaudeur, conducteur d'engins, travail posté | Travail en hauteur, accidents du travail |
| Sécurité | Policier, militaire, pompier, agent de sécurité | Interventions, missions à l'étranger |
Surprime, exclusion ou refus : comment lire la réponse
Une surprime augmente le prix mais garde la couverture entière : c'est souvent la meilleure option. Une exclusion laisse le prix inchangé mais retire du contrat les sinistres liés à votre métier : vous êtes assuré pour tout, sauf ce qui a le plus de chances d'arriver. Un refus porte en général sur une garantie précise, l'incapacité ou l'invalidité par exemple, pas sur le décès.
Le réflexe. Face à une exclusion professionnelle, demandez si elle peut être rachetée par une surprime. Des assureurs individuels proposent ce rachat, que les contrats de groupe accordent rarement.
Personnel navigant : la garantie perte de licence
Pour un pilote ou un personnel navigant, l'inaptitude au vol peut arrêter une carrière sans que la personne soit invalide au sens de l'assurance. Des contrats spécialisés proposent une garantie perte de licence, distincte de l'invalidité. Si vous exercez ce métier, vérifiez si votre contrat la prévoit, et à quelles conditions.
Arrêt de travail : franchise et mode d'indemnisation
Dans un métier physique, l'arrêt de travail est le risque le plus probable. Comparez donc la franchise, souvent de 90 jours dans les contrats de groupe, et le mode d'indemnisation. Un contrat indemnitaire déduit les indemnités journalières que vous percevez ; un contrat forfaitaire paie l'échéance prévue. Pour un indépendant, la définition de l'incapacité compte aussi : est-ce l'impossibilité d'exercer votre métier, ou n'importe quelle activité ?
Questions fréquentes
La convention AERAS peut-elle m'aider pour mon métier ?
Non. Elle traite des risques aggravés de santé. Pour un risque professionnel, la solution passe par un assureur qui accepte de couvrir votre activité, avec surprime si besoin.
Je change de métier après la signature : que faire ?
Relisez votre contrat. Si votre nouveau métier est moins exposé, un nouveau contrat peut vous coûter moins cher : la loi Lemoine vous permet d'en changer à tout moment.
Ma banque peut-elle refuser un contrat qui couvre mieux mon métier ?
Non, si ce contrat offre des garanties équivalentes à celles de sa fiche standardisée. Voir l'équivalence.
